28 février 2008
L'ado le plus déjanté d'Australie
Voici l'ado le plus con fracassé de toute l'Australie ...
Il a 16 ans et s'appelle Corey delaney il habite dans un charmant petit quartier réputé calme et alors que ses parents s'étaient absenté il a eu la bonne idée d'organiser une "petite party" dont il a fait la pub sur Myspace
Le résultat ne s'est pas fait attendre ... des centaines de jeunes qui déboulent et se bourre la tronche ... les voisins qui se demandent ce qu'ils leur arrivent qui appellent les flics ! les flics qui se fritent avec les jeunes défoncés ... les bouteilles et autres objets qui apprennent à voler jusque sur le pare brise des voitures de police ...
Enfin bref un bon gros bordel comme on en avait jamais vu dans le gentil petit quartier de Narre, Victoria Australia ....
Voici l'interview de l'ado qui prononce des pseudos excuses mais qui en fait n'en a rien à faire et savour sa soudaine célébrité ...
Et ses parents dans tous ça ...
20 février 2008
L'Australie à l'honneur


Aborigènes : l'Australie à l'honneur
En passant par l'Australie en longues escales, voici bien longtemps,
j'avais entrevu ceux que l'on appelle les aborigènes. J'avais été
choqué par la manière dont ils étaient traités. Les aborigènes sont les
habitants de ce continent isolé où les Européens vinrent s'installer,
voici plus de deux siècles. Les natifs de ce pays se sont demandés qui
étaient ces intrus. Les Européens les ont vite écartés, refoulés. Ils
ont commencé à exploiter les sols, les sous-sols et tant pis s'il
s'agissait de territoires utilisés par les tribus autochtones. Ces
terres furent prises, confisquées, occupées. Les aborigènes furent
alors considérés comme des gêneurs de la colonisation, de la modernité.
Ils furent repoussés toujours plus loin.
Dans
les années 1950, les Australiens blancs et fiers de l'être étaient
heureux d'avoir échappé à la convoitise des Japonais dont ils s'étaient
sentis menacés durant la Deuxième Guerre mondiale. Ils s'élevèrent avec
force contre l'immigration de couleur. Ils continuèrent aussi à refuser
leur place aux habitants d'origine. Ceux-ci n'étaient pourtant plus une
menace. Ils étaient devenus simplement un « problème » que l'on voulait
résoudre.
Au temps des droits de l'homme, il ne s'agissait plus
de les exterminer comme on avait pu le faire en certaines contrées de
cette partie du globe. On décida simplement de les assimiler
subrepticement. On tarirait peu à peu leurs sources de vie en
confisquant leurs enfants. Ceux-ci enlevés par milliers à leurs
parents, à leurs tribus furent confiés à des Australiens blancs qui
allaient les élever dans la culture occidentale ; un arrachement
indigne de l'humanisme dont on se réclamait par ailleurs.
C'était
encore le temps du mépris. L'aborigène était ridiculisé, caricaturé,
moqué. On niait son intelligence et pourtant il s'agissait de l'un des
plus anciens peuples de la planète. Comment était-il arrivé là, dans
cette île immense ? Comment y avait-il vécu et survécu face à une
nature le plus souvent rude et hostile, sinon à force d'intelligence,
d'imagination, de créativité.
Les peuples indigènes ont civilisé la terre
Ce
peuple, on aurait dû l'estimer infiniment respectable, car il était le
témoin des efforts primitifs de l'humanité pour surgir du chaos. Or, on
le condamnait à la nullité, à l'illettrisme, à l'alcoolisme. Sa santé
vacillait, l'espérance de vie de ses membres était et est encore
considérablement inférieure à celle des blancs, sûrs d'eux-mêmes et de
leur supériorité pendant si longtemps. Déjà dans les années 1950, le
visiteur européen ne pouvait qu'être indigné par la place réservée aux
aborigènes.
Et voici qu'un événement extraordinaire s'est produit : « Nous demandons pardon », a solennellement déclaré le nouveau Premier ministre, Kevin RUDD. «
Nous demandons pardon pour le chagrin profond, les souffrances et les
disparitions que nous leur avons fait subir en enlevant leurs enfants à
leur famille, à leur communauté, à leur pays. Pour la douleur et les
souffrances subies par ces générations volées, nous demandons pardon
aux mères, aux pères, aux frères et aux soeurs. Pour avoir séparé des
familles, nous demandons pardon. Pour l'atteinte à la dignité et
l'humiliation infligée à un peuple fier de lui-même et de sa culture,
nous demandons pardon. Nous faisons, aujourd'hui, ce premier pas en
reconnaissant le passé et en allant vers un avenir qui englobera tous
les Australiens ».
Ainsi, désormais, 450 000 personnes sont
reconnues dans leur dignité. Enfin, le mot ardemment espéré par tous
les humanistes est prononcé : PARDON.
Ceux qui avaient, autrefois, constaté l'inacceptable mépris envers cette humanité ancestrale se réjouissent : « Il s'est passé, aujourd'hui, en Australie, quelque chose de grand aux yeux du monde entier, rappelle Maître Gilles Devers (1) : la reconnaissance du fait que les peuples les plus importants de la planète sont les peuples indigènes. » Ce
sont eux, en effet, qui, les premiers, ont civilisé la terre ; c'est à
partir de leurs inlassables efforts, accomplis depuis la nuit des
temps, que l'humanité a pu commencer à s'élever.
(1) Gilles Devers, www.20minutes.fr, rubrique « Actualités du Droit ».
François Régis Hutin
L'histoire des Aborigènes
http://membres.lycos.fr/dolphin942000/aborigenes.htm
